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Dnevnilist. 9 july 2007. « Suvremena umjetnost u orientalnom ambijentu ».

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le courrier des Balkans

Bosnie : l’art contemporain et l’histoire dialoguent au hammam de Mostar

Courrier des balkans
Mise en ligne : mardi 31 juillet 2007

Comme tous les bâtiments qui l’entourent, le hammam Cejvan Cehaja, construit au XVIe siècle, dans le cœur historique de Mostar, a été détruit pendant la dernière guerre. Récemment reconstruit, il est aujourd’hui un espace géré par les services culturels de l’Ambassade de France. Pierre Courtin, directeur de la Galerie 10m2 de Sarajevo, y a installé une exposition internationale d’art contemporain qui ouvre une fascinante réflexion sur le passé et le présent. Visite guidée.
Par Corinne Martin
D’emblée, Pierre Courtin explique la spécificité du lieu : « Le hammam est lui-même une œuvre d’art, je l’ai envisagé ainsi tout en prenant compte de ses contraintes pratiques : l’humidité y est un réel problème pour accrocher des photos ou des peintures. J’ai retourné ce problème comme une chaussette, en l’acceptant et en l’intégrant. Dans cette exposition, il n’y a rien aux murs. J’ai voulu que le hammam existe à part entière. Ce n’est pas n’importe quel white cube anonyme et sans histoire, dont la fonction est de s’effacer devant les œuvres. J’ai voulu inverser cette pratique habituelle : ici, les œuvres exposées donne à voir également le lieu de l’exposition ».
Présence fugace et liberté du sens
Par exemple, Frank Hoppe, jeune artiste allemand, a conçu une installation purement éphémère rappelant la fonction originaire du hammam. Dans une petite pièce, une épaisse vapeur enveloppe le spectateur. Désorienté, il distingue les petits trous percés dans la voûte. Présence fugace qui interroge le point de vue et les sens du spectateur. L’effet de cette installation est emblématique de ce que Pierre Courtin désire stimuler chez le spectateur. Une imprégnation, qui ne serait pas guidée par des explications théoriques qui donneraient et figerait le sens des œuvres. « Le spectateur doit reprendre le temps de regarder, faire confiance à son propre imaginaire, sans fiches explicatives qui clôturent les œuvres ».
Dans la pièce centrale, une sculpture des artistes français David Cousinard et Sarah Fauguet interpelle : cette œuvre créée spécialement pour l’exposition à Mostar est constituée d’une grande base en céramique encadrée par deux sculptures, le tout totalement blanc, à l’image des murs du hammam. D’un côté, une architecture rigoureuse et formaliste qui pourrait être la maquette d’un bâtiment, d’une ambassade discrète mais repliée sur elle-même. En face, séparées par l’étendue de céramique, deux formes semblent s’élancer, plonger en avant. Le sens de cette œuvre navigue librement, glissant sur le carrelage.

Étrange rituel et histoire revisitéeDes plus petits espaces accueillent des projections vidéos, dont la dernière production d’Emmanuelle Antille, artiste suisse qui a représenté son pays à la 50e Biennale de Venise en 2003. Ici, une jeune femme se fait couper grossièrement de longues mèches de sa chevelure au moyen d’un cutter. La camera évite son visage, mais détaille les gestes du couple d’age mûr qui effectue un étrange rituel : la femme coupe les mèches avec son cutter, l’homme met précautionneusement un sixtus autour des cheveux coupés et les étale sur un drap blanc. Dans cet appartement bourgeois avec table en marbre et tapis aux motifs orientaux, le malaise se propage. L’homme, en fait le père de la tondue implante méthodiquement à sa femme, les mèches coupées de sa fille. Sur la musique de Pour Elise, le couple de parents exécute lentement quelques pas de danse : rituel sacrificiel, cauchemar éveillé de leur fille ou démonstration de tendresse de deux soixantenaires ? Il y a des trois dans ces images qui construisent un rapport subversif entre parents et enfant. Une situation banale, une séance de coiffeur à domicile est le point de départ de cette vidéo qui instille un malaise croissant et interroge nos clichés sur la vie de famille et les rôles sociaux.Dans un autre espace, Invasion of the Boogeyman de Damir Niksic attrape le spectateur avec sa bande-son lancinante. À l’image, un grand homme grimé en noir parcourt dans une 2CV les rues de Sarajevo. La bâche du toit est replié, il est debout dans la voiture et brandit deux grands drapeaux, tel un conquérant arrivant en ville. L’artiste joue sur les stéréotypes des Occidentaux, leur peur de monde musulman. Amère et ironique manière de revisiter l’histoire – lointaine et proche – de la Bosnie.« Rien n’est définitif »Pierre Courtin trace un parallèle entre l’installation qui projette de la vapeur et l’art vidéo. « Les deux sont fugaces, la vidéo n’est qu’un faisceau durant le temps de la projection. Elles apparaissent et disparaissent par une intervention humaine, un doigt sur le bouton d’un appareil. Rien n’est définitif ».Cette réflexion sur l’apparition et la disparition d’une œuvre dans le cadre d’une exposition renvoie à l’histoire du hammam et de Mostar. Les temporalités de l’Histoire et l’art contemporain dialoguent, dans la conscience de l’éphémère, et renvoient le spectateur au cycle éternel, et particulièrement cruel en Bosnie, de la destruction et de la reconstruction.L’exposition Dadada rassemble les artistes Emmanuelle Antille, Ervin Babic, David Cousinard et Sarah Fauguet, Andrej Derkovic, Jusuf Hadzifejovic, Frank Hoppe, Adla Isanovic, Damir Niksic. Une pièce du Hammam est réservée aux œuvres vidéos de Boris Achour, Abdelkader Benchamma, Nicolas Boone, Baptiste Debombourg, Aymeric Delhay, Aurélie Dubois, Zlatan Filipovic, Ibro Hasanovic, Barry Johnston, Argentine Lee, Laurent Mareschal, Jean-Gabriel Périot, Damir Radovic, Edo Vejselovic, Lee Wells, Virginie Yassef.Site Internet : http://galerija10m2sarajevo.unblog.fr/dadada/La rentrée de la galerie 10m2 à Sarajevo À l’occasion du festival du film de Sarajevo, la galerie 10 m2 se transforme provisoirement en salle de cinéma. Le film du réalisateur français Mathieu Jouffre, Dub, tourné avec des acteurs bosniens sera projeté pendant toute la durée du festival. Ce film en bosniaque, sous-titré en anglais, est une œuvre entre fiction et documentaire sur la jeunesse d’aujourd’hui à Sarajevo. Par la suite, vous pourrez y voire notamment une exposition de Nika Oblak & Primoz Novak (www.oblak-novak.org), conçue en partenariat avec le Centre pour l’art contemporain de Sarajevo.Cette galerie expose principalement des œuvres conçues pour son espace (un peu moins de 10m2), à un rythme de deux vernissages par mois. Les artistes présentés sont majoritairement bosniens. La ligne de programmation n’est pas réservée à un médium particulier, mais au contraire, ouverte à toutes les ramifications de l’art d’aujourd’hui.

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