VIDIMO SE SOON

flyer.jpg

Pierre Courtin
Vidimo se soon
Hammam Cejvan Cehaja. Mostar. Bosnie-Herzégovine
14-27 October 2006

The exhibition of Pierre Courtin is based on an implacable observation: the desperate abyss of an annihilated culture.
First, the exhibition place: the Hammam, a space which has lost its own identity and finally only appears as the spectre of its past reality. Spectral reality also illustrated by the installation device: the observation of a culture in distress and between appearance and disappearance. Thus black and white drawings (“image-montage” of books, newspapers, DVD…) are projected, appearing as the fragments still evanescent of a fading culture.
It echoes to another black and white video: a dark and slow progress through the empty corridors of Vijecnica (Sarajevo National Library) which is nowadays only a shadow of its former self from before the war.
Even more radical in its showing process: one room of the Hammam is sunk into darkness only broken by some stroboscopic lightning allowing us to catch a glimpse of the keywords of a traumatic actuality. A television screen on the ground broadcasts continuously the snowy image of the emptiness essential to its working.
Contrasting sharply with the immateriality of this device, a sculpture is confronting us with strength and fragility to the dead-end of the reconstruction in Bosnia and Herzegovina: a closed block of red bricks barely held up by a column hewn from these white carved stones which ornamented the building in the past.
A picture references to this sculpture: instantaneity embodied by a wild women walking alone in an only sketched out housing development.

Aymeric Delhay
traduction : Alice Kabanov

L’exposition de Pierre Courtin part d’un constat implacable: l’abîme désespérant d’une culture annihilée.
Le lieu d’exposition, tout d’abord, le Hammam, espace qui a perdu son identité propre et qui n’apparaît plus finalement que comme le spectre de sa réalité passée.
Réalité spectrale que nous donne également à percevoir le dispositif d’installation; le constat d’une culture en perdition entre apparition et disparition.
Sont ainsi projetés des dessins en noirs et blancs (image-montage de livres, journaux, dvd, etc) qui apparaissent comme les fragments toujours évanescents d’une culture qui s’efface.
Une autre vidéo en noir et blanc lui répond: une sombre et lente progression dans les couloirs vides de la Vijecnica (bibliothèque nationale de Sarajevo) qui n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’elle fût avant la guerre.
Plus radicale encore dans leur processus de monstration: une pièce du hammam plongée dans l’obscurité que vient briser les éclairs d’un stroboscope et qui nous donne à entrevoir les mots clés d’une actualité traumatique. Un écran de télévision posé à même le sol qui diffuse en continue l’image neigeuse de ce vide qui lui est essentiel.
Tranchant avec l’immatérialité de ce dispositif, une sculpture nous confronte avec force et fragilité à l’impasse de la reconstruction en Bosnie et Herzégovine: un bloc fermé composé de briques rouges que vient à peine soutenir une colonne édifiée à partir de ces pierres blanches sculptées qui autrefois ornementaient l’édifice.
Une photographie rentre en résonance avec cette sculpture.
L’instantané d’une femme qui marche, seule et hagarde, dans un lotissement de maisons qui ne restent qu’ébauchées.

Aymeric Delhay

exhibitionview1.jpg

exhibitionview2.jpg

exhibitionview3.jpg

exhibitionview4.jpg

exhibitionview5.jpg

exhibitionview7.jpg

exhibitionview6.jpg

exhibitionview8.jpg

Laisser un commentaire




LE MINCHA |
Nicole LE MEUR, Artiste Pei... |
galerie paola art |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | zeloner
| O COPARTE
| laurentpognante